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Le petit routier international |
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May 19 Semaine19-2009Lundi 11 mai
Départ 07h30, je prends la direction de Bordeaux par l'A62. En deux heures et demie de conduite je suis à La Réole pour mon premier client de la semaine. Seulement deux palettes à lui laisser et je reprends l'autoroute. Je suis à Bouliac(2), banlieue de Bordeaux à 12h30 pour faire mes courses et je me présente à Floirac à 14h00(3), pile mon heure de rendez-vous. Le cariste vide les palettes qui lui sont destinées et je pars pour le troisième client près d'ici. 15h00, je suis au dépôt(4) et je ne suis pas le seul. Beaucoup de collègues sont là aussi. Je me mets dans la file d'attente pour le plein et vais saluer tout le monde. Un seul sujet les préoccupe, qui a été licencier? J'ai l'impression d'avoir à faire à des commères. Je rends les papiers des livraisons de la semaine dernière, je fais lire la carte conducteur pour les heures de travailles et je prends les nouveaux ordres. Une fois le plein effectué, je pars en direction de Langon par l'A62 puis la D932 direction Mont de Marsan pour arriver en moins de trois heures de route à Bordères et Lamensan(5). Le chargement n'est prévu que demain. Je retrouve à l'usine un collègue, Alain. Il charge pour le même client. On passe la soirée à parler de cinéma, de foot et de sa Harley.
Mardi 12 mai
Je me lève doucement ce matin. Mon rendez vous est à 09h45. Dans cette usine, les douches sont très propres, ce qui n'est pas souvent le cas. Alain charge avant 09h00 et je passe juste après. 09h45, je prends la direction d’Auch puis Toulouse. Alain est devant, on se rejoint à Montpellier(2) mais il repart car il a déjà fais sa pause. On se donne rendez-vous sur une station avant Le Muy. Je ne peux pas m'y arrêter car elle est pleine, je continue jusqu'au Muy(3) pour faire de nouveau un complément de plein et y passer la nuit.
Mercredi 13 mai
Je suis réveillé bien avant la sonnerie de mon téléphone. Alain arrive pour faire son plein, Raoul est là aussi. On boit le café puis ils repartent. Je dois attendre encore quelques minutes pour atteindre neuf heures de coupure. Au bout de trois heures de conduite, je fais une pause à Borsana(2). Je pensais trouver Alain mais il n'y a personne, bizarre. Je le rejoins un peu plus loin sur la station de Marengo(3). On ne s’était pas bien compris. On reprend la route ensemble jusqu’au client à Brembio(4). Alain a rendez-vous aujourd’hui pour vider, moi c’est demain. J’espère quand même livrer ce soir. Nous passons trois heures à discuter avant qu’Alain entre sur le site puis je le suis quelques minutes plus tard. 19h00, notre chargement de maïs enlevé, nous partons, sur ordre de Sébastien, à Sassuolo près de Modène. La route est longue mais je veux rouler au maximum pour avoir toutes mes heures demain. On y est en deux heures de conduite(5). S’agissant de mon dernier voyage pour l’Italie, je veux profiter une dernière fois d’une délicieuse et vrai pizza italienne. Un calzone farcito !! Accompagné de Lambrosco, offert par Alain. Un diner simple et parfait.
Jeudi 14 mai
Je me lève avant 08h00. Je me rends à ma première ramasse de carrelage situé Castellarano(2), une seconde à Roteglia (faut pas prononcer le g !)(3), de nouveau à Castellarano(4) chez un transporteur et enfin à Sassuolo chez notre transporteur habituel(5). Tout ça en une matinée, je suis déjà crevé !! Mais il faut repartir. J’ai mille kilomètres qui me séparent de Toulouse. Je pars donc à 13h35 direction Modène par la voie rapide puis je récupère l’A1 jusqu’à Piacenza. Je passe Tortone, Genova (Gênes) et je fais une heure de pause à Savone(6). Je reçois un texto d’Antoine qui se trouve déjà à Vintimille. Il me faut une heure et demie pour le rejoindre(7). Je lui raconte ma décision de la semaine. Etant licencier économique, j’ai décidé de ne pas faire mon préavis mais de partir plus tôt avec la CRP (convention de reclassement personnalisé). Elle me permettra de trouver une autre voie, d’être conseillé dans la création d’une entreprise que j’ai en tête. Vintimille est la frontière entre l’Italie et la France. Je passe cette soirée avec lui et d’autres routiers. J’essaie de penser à autre chose mais c’est peut être la dernière fois que je serais en Italie…
Vendredi 15 mai
Nous nous sommes couchés tard hier soir et l’amaretto me fait mal au ventre dès le réveil. Bref, durdur ! Un dernier cappuccino et on est parti. Pour mon dernier jour, nous avons installé ma CB dans le camion. On passe la journée à discuter en roulant. Ca permet de ne pas voir le temps passer. On s’aperçoit même que nous trainons un peu trop. Nous sommes Toulouse à 19h00. Je laisse Antoine continuer sa route vers Agen, je vais garer le camion au centre routier.
Samedi 16 mai
Je vide le camion de mes affaires personnelles.
Dimanche 17mai
Repos
Lundi 18 mai
Voilà, c’est la ‘’der des ders’’ comme on dit. Je pars de Toulouse à 07h00 et je récupère l’A62 en direction de Bordeaux. Je suis à Mérignac(2) en trois heures de conduite pour ma première livraison. Leurs palettes enlevées je me rends sur les quai de Bordeaux pour la seconde(3) juste avant midi. 12h30, j’ai rendez-vous avec Antoine, Jean-Luc, Bidule et Michel à la Pause à Floirac(4). C’est notre repère. Un petit resto brasserie sympas. On trinque à mon départ. 14h00, je me vais au dépôt à Quinsac(5). Je fais le plein du camion, le lavage. Puis viens l’heure de rassembler les dernières affaires, de rendre celles de l’entreprise et de dire au revoir à tout le monde.
Maintenant, il faut rentrer à Toulouse. C’est Antoine qui me ramène. 21h00, nous sommes arrivé, un dernier apéro et je rentre chez moi.
FIN May 10 Semaine 19-2009Lundi 04 mai
Je m'installe au camion qu'à 08h00 car la veille a été difficile. Ma voiture a eu une panne au retour du grand week-end et je me suis couché très tard. Je n'ai pas vraiment de rendez-vous donc pas trop pressé. Je dois m'arrêter à La Réole(2) pour une première livraison juste avant midi. Sébastien me dit de venir ensuite directement au dépôt car je dois vite charger. J'arrive à Quinsac(3) à 13h00. Je fais le plein du camion et le lavage en attendant que l'on me vide mes trente cinq palettes de carrelage. Il m'est plus de deux heures pour décharger. Il est trop tard pour charger. Je vais quand même y aller pour ce soir. Je fais mes courses en passant et je roule 2h15 jusqu'à Saint Girons(4) dans les Landes. Mardi 05 mai
L'usine ouvre ses portes à 06h00 et moi, mes yeux à 05h30. Je suis chargé très rapidement de quelques palettes puis je prend la direction de Castets(2) sur l'autre site de cette usine. Cette fois, le portail ouvre à 08h00, je vais donc patienter au routier devant un petit café-croissant. Je me re-présente à l'usine. On me charge le complément de commande et je repars vers le sud par l'A63. Je dois prendre un chargement à Bidart(3) pour l'Italie. Une fois les palettes dans la semie, je roule direction Toulouse par l'A64. Je passe facilement la rocade pour faire une pause d'une heure à Toulouse-sud(4) puis je fini mes dix heures de conduite journalière du côté de Nîmes(5), il est 20h00. Mercredi 06 mai
05h00, départ matinal un peu dur. Mais je suis motivé par l'organisation de cette journée, il faut que je sois en Italie ce soir et j'ai deux clients près de Nice à faire ce matin. En moins de quatre heures de route, je suis à Mougins(2)à pour la première livraison. J'en ressors trente minutes plus tard. Je me permet une pause douche car la seconde ne me paraît pas trop loin. Mais une sacrée montée me ralenti, il me faut 45 minutes pour faire trente kilomètres. La route est étroite et sinueuse, ce qui n'est pas rassurant. Je trouve l'usine à bar sur Loup(3) où je vide rapidement mes palettes. Pas le temps de trainer, je prend la direction de Vintimille pour le repas de midi. Puis, je conduis jusqu'à la fin de mes dix heures journalière du côté de Fiorenzuola(4). Jeudi 07 mai
06h55, il reste deux heures à rouler pour ma troisième livraison au nord de Bologne(2). Je me met à quai et j'appelle Sébastien pour la suite. La bonne nouvelle est qu'il n'y a qu'une ramasse, la mauvaise est que je 'inquiète pour le retour. Il est interdit de rouler en France vendredi car c'est un jour férié et les heures de conduites sont indispensables pour m'approcher de la frontière et rouler samedi jusqu'à la maison. Il me faut une heure et demie pour arriver à la céramique de Casalfiumanese(3) près de Imola. Je charge avant midi les quarante et une palettes et je repars sans tarder. Je prend à peine le temps d'une pause panini et en cinq heures je m'arrête à Savone(4). Il est 18h30. Je fais connaissance de Dominique de Sens. J'apprécie ses discours sur le métier. C'est le premier routier qui ne râle pas sur la journée qu'il vient de passer. Souvent les routiers me déprime à me parler de leurs problèmes de patrons. Lui, il me parle de sa famille, de la fierté d'avoir d'être grand-père, mais à peine de son métier. Sympa, j'espère le recroiser. Vendredi 08 mai
C'est la grâce (ou grasse?!) matinée, je me lève à 08h30. Je bois un café avec Dominique puis je vais sous la douche. Dominique repars en direction de l'Italie. Il doit livrer en Autriche lundi. Je déplie mon petit vélo et je pars jouer le touriste de base à Savone. Je suis le bord de mer. Dommage qu'il y ai des nuages, les photos ne rendent pas les couleurs des bâtiments assez saturées (couleurs vives) comme j'aime. Même la mer paraît sombre. La vielle ville est très typique; ruelles étroites, balcons avec du linges en suspensions. Pour le déjeuner, je me suis mis en tête de trouver LA pizzeria de la ville. Mais il n'en ai rien. Il n'y a que des bars avec des grignotages. Les seules pizzéria que je vois sont tenus par des chinois!!! A place, je sais qu'il y a un restaurant à côté du parking où je suis garé. Je ne le regrette pas; spaghetti au fruits de mer succulentes, dorade grillée qui vient d'être pêchée. Le TOP!! Je retourne au camion pour digérer tout ça. De plus je dois me reposer pour ma route de ce soir. Il est 14h00, je dois rester au camion, rideaux tirés, pendant au mois quatre heures. Je m'endors deux heures puis je bouquine, j'écoute la radio, bref que des choses calmes.
Nuit de vendredi à samedi 09 mai
19h00, je décide d'ouvrir les rideaux et de m'activer. Je mange au camion, je prend un thé et un café puis l'heure est venu de partir. Je ne suis pas le seul. Des chauffeurs Portugais et Espagnols partent aussi à 21h00. Nous sommes à environ une et demie de la frontière qui ouvre à 22h00. Arrivé en France, un bouchon me faire perdre un temps précieux. Car je serais juste en heure pour rentrer à Toulouse. Je m'arrête au bout de quatre de conduite, il est 02h15, je fais un petit goûter en surfant sur le web puis je repars pour trois heures de route. La fatigue ne vient pas, tant mieux. Il est difficile de trouver une place de parking à cette heure matinale. Après une petite sieste, je suis à Toulouse à 10h00 comme je le voulais. A bientôt. April 11 En panne d'ordi.Salut,
Mes carnets de route sont en suspend à cause de la réparation du petit ordi du camion.
Je vais racontais ma semaine avec des photos la semaine prochaine, ça changera un peu.
A bientôt.
April 05 Semaine 14-2009.Lundi 30 mars
Je m'installe au camion à 09h00 après quarante cinq heures de repos réglementaires à la maison. Comme chaque lundi, je retrouve l'ambiance froide de mon outil de travail qui s'est reposé deux jours et avec lequel je vais vivre durant au moins cinq. Voilà quatre semaines que je le conduis, il sent encore le plastique neuf. Une odeur de poisson pourri qui impreigne mes vêtements quand je rentre chez moi mais qui reste supportable le reste du temps. Je suis motivé par un superbe soleil. La route est très agréable et je ne fait qu'une seul petite coupure avant d'arriver à Bordeaux à 12h30. N'ayant pas eu l'heure de rendez-vous pour ma livraison, j'appelle Sébastien. C'était à 09h30.... Tant pis! Je mis présente avant 14h00 après avoir fais mes courses. Je connais bien le chef cariste, Stéphane. Il ne fait aucune remarques sur mon retard et m'enlève les quelques palettes qui lui est destiné. Je pars ensuite au dépôt à Quinsac. Je veux faire le plein mais c'est le rush. Trois collègues sont devant moi. Un seul sujet de discution: le plan de licenciement. Un délégué du CE nous improvise une réunion d'information sur la réunion de ce matin Il est en effet difficile de réunir tous les chauffeurs au même moment car nous habitons un peu partout en France. Il en ressort qu'il va falloir encore attendre un mois pour connaître la liste des licenciers. Bon, j'ai un second client moi. Je pars à 17h30 de là et il me faut 2h30 pour arriver à Aytré près de La Rochelle. Je me gare dans une zone commerciale très calme.
Mardi 31 mars
Je me lève à 07h30 et vais livrer mon client, non loin de là. C'est un des magasins de carrelage dont nous alimentons souvent la plate forme. Il me vide rapidement les palettes et j'appelle Sébastien pour la suite. Etant loin de Bordeaux, je dois charger dans un petit patelin, Périgny, à quelques kilomètres de ma position. J'ai du mal à le trouver car je n'ai pas très bien compris mon exploitant. DA n'est pas la même chose que Léa, c'est sûr! Je comprend pourquoi les personnes que j'interrogeais ne connaissaient pas .... Une fois au bonne endroit, je met du temps à trouver une entrée pour les bureaux ainsi que quelqu'un pour me renseigner. La responsable logistique me dit qu'elle ne m'attendais pas avant cet après midi. Un huissier devant passer à 14h00 pour constater la marchandise à enlever. Il s'agit de déchets industriels. J'en informe Sébastien qui pousse un soupir de non-satisfaction et j'attends. J'attends... J'attends.... Il est 12h00, n'ayant pas de nouvelle, je suppose qu'il veut que je charge quand même. 14h00, je vois un type qui prend des photos de mes palettes, ce doit être l'huissier. 15h00, je me met à quai, enfin! Des bidons en vrac sur des palettes stockées depuis des mois. Elles ont vertes de mousse. Quel travail! Sébastien, inquiet, m'appelle. Il me demande de livrer demain 07h30 à Bassens et me donne mes instructions pour la suite. Je file en regardant ma montre. Il me faut deux heures pour arriver à Bassens près de Bordeaux. Il est 17h40, je tente une approche auprès de la secrétaire en devinant que tout le monde part à 18h00. Elle appelle le service qui doit me recevoir, ils acceptent mon chargement!!! ''Qui ne tente rien, n'a rien'' est ma devise. Et ça paye, puisqu'au lieu d'être bloqué ici pour livrer demain, je peux m'avancer vers mon rechargement qui se trouve près de Mont de Marsan. En deux heures et demie je suis chez mon client à Bordères. Deux camions sont déjà présent. 21h00, je me prend une douche bien mérité.
Mercredi 01 avril
Le réveil sonne à 07h30 pour me présenter au bureau à 08h00. Incroyable chance! Mon rendez-vous était à 08h45 après un collègue de mon entreprise. Mais il n'est pas là et je passe donc devant tout le monde. Je repars de là avec mes 33 palettes à 09h00. Je passe par le Gers, des petites routes sinueuses avec un paysage très agricole. Une déviation de mon itinéraire habituel me faire perdre un peu de temps mais je suis à Toulouse avant midi et j'en profite pour faire une surprise à Jennifer. Je m'arrête devant son entreprise et je vais déjeuner avec elle. Elle est complètement déboussolée par ce changement d'habitude. 13h00, il faut repartir après ce délicieux moment. Chaque heures, que nous passons ensemble, doivent être des instants importants et non gâchés . Ce métier permet de garder une chose importante dans un couple, le désir. Non pas sexuel, mais amoureux. De retrouver quelqu'un qui a besoin de vous.... C'est ce que je pense même si c'est difficile parfois de se quitter six jours de suite.
Ma route continue vers Carcassonne puis Capestang et Béziers. Je reprend l'A9 pour faire une seconde pause. Je passe Nîmes, Aix en Provence et je dois m'arrêter au Muy sur la station service pour la nuit. Pendant ma soirée, Nicolas passe faire son plein. C'était lui qui était prévu avant moi ce matin. Comme il habite dans le coin, à Fréjus, il rentre chez lui pour la nuit. Il livre au même endoirt que moi demain.
Jeudi 02 avril
Il ne faut pas que je traine ce matin si je veux recharger ce soir. Départ à 05h45, je passe toute la Côte d'Azur sous la pluie. Pluie qui ne s'arrête pas jusqu'à Gênes. Je croise une petite rayon de soleil en prenant la direction de Milan mais ce sera de courte durée. J'arrive chez mon client après six heures de route sous des trombes d'eau. Il n'est pas encore 13h00 quand je me présent au guichet. On prend mes papiers et je retourne au camion pour ATTENDRE, encore et toujours. Je fais une sieste réparatrice. Au bout d'une heure et demie, on m'indique le quai de livraison. Je mis mets en pensant vite repartir mais il faut encore attendre. Il vide un camion qui arrive après moi, je le prend avec le sourire. Je pense que toutes les chances de charger ce soir, et de rentrer vendredi soir, se sont envolées.
Je ne repars qu'à 16h00 après avoir eu de Sébastien l'ordre de me rendre à Modène pour le carrelage, sans surprise. J'arrive à 18h00 devant ma première de ramasse. C'est fermé, bien sûr. Je passe ma soirée à rédiger ce carnet de bord.
Vendredi 03 avril
Puisque la semaine dernière cinq camions sont passés devant moi, je me lève avant 07h00 et je me déplace devant la barrière de l'usine. Un collègue est déjà là ainsi que plusieurs chauffeurs. Il m'ont vu démarrer, donc ils me laissent faire. La barrière ouvre un quart d'heure plus tard et c'est sept camions qui me suivent sur le parking de l'usine. Le personnel arrive à 08h00 et je me met en place pour mon recevoir le chargement. Heureusement que je suis entrer premier car il me faut trois heures pour prendre mes palettes. Une partie de la commande n'étant pas prête. J'en informe Sébastien qui fait mine d'être en colère contre notre client. Je suis chez ma seconde ramasse à quelques kilomètres de là avant midi. Je charge dix palettes de plus et je m'en vais vers la France et les milles kilomètres qui me séparent de ma maison.
Je m'arrête à 21h00 après huit heures de conduite car l'amplitude (15 heure le début de journée) est bientôt fini. Je ne pourrais donc pas repartir après une petite pause. Je retrouve un collègue qui veut manger dans la cafétéria d'une station service. Je lui dit non-merci et lui propose plutôt une soupe dans mon camion. Il accepte.
Samedi 04 avril
06h00, branle-bas de combat, je repars pour six heures de route pour Toulouse par l'itinéraire habituel. Je suis à la maison pour le déjeuner, que je prépare.
A bientôt. March 28 Semaine 13-2009Lundi 23 mars
Le réveil n'est, une fois encore, pas pressant. J'ai déjà livrer une partie de mon chargement samedi. J'appelle Sébastien car je dois faire quelques ramasses dans le coin. Je vais tout d'abord à Saverdun dans l'Ariège près de Pamier. Une heure de conduite, j'y suis à 09h30. Je n'ai pas grand chose à prendre. Je reprend la direction de Toulouse puis Saint-Jory pour une seconde ramasses juste avant midi. Je récupère un godet de pelleteuse et je rejoins l'A61 direction Bordeaux. Une pause déjeuner et je suis à Canéjan au sud de Bordeaux à 15h45. La livraison se fait facilement et je vais à Saint Médard en Jalle, trente kilomètres de là. Ca se passe moins bien car il est 16h35 et le cariste me fait comprendre en regardant sa montre qu'il est trop tard, et en me prenant de haut. Je lui dit que ce n'est pas mon problème. Il n'y a pas d'horaires sur les bons de livraison et qu'il n'a qu'à marquer ''refusé''. Il me prend quand même mon chargement et m'indiquant que j'ai de la chance. Quel con, il veut une médaille. ''la France qui se lève tôt'' mais ce couche tôt aussi. Vive les 35 heures!!! Bref, je repars pour ma dernière livraison. Mais c'est la sortie des bureaux.... 18h00, je suppose que ce sera fermé. Je vais donc faire mes courses et rentrer au dépôt. Je retrouve pas mal de collègues. Ils vont au restaurant. Moi, je fais le plein, le lavage et je pars à Bègles me faire un cinoche.
Mardi 24 mars Je me lève tranquille car je me suis fais deux films et je me suis couché tard. Je quand même devant le client de la veille pour l'ouverture à 08h00. Je supposé partir directement chargé mais Sébastien ne m'a prévu un chargement que pour demain matin. Je retourne au dépôt pour y rester planté toute la matinée. A midi les choses bougent. Je dois prendre quelques palettes de carrelage pour Dax, ce qui me rapprochera de mon client. Je mange en roulant et j'y suis à 15h30. Je leur laisse mes palettes et je repars. Je suis à Bordères avant 17h00 et il n'y a déjà plus personne. Déçu.... Je surfe sur le web pour passer le temps. L'avantage de cette usine est qu'il y a une douche propre et une mini cuisine accessible aux chauffeurs.
Mercredi 25 mars
Je me lève avec le soleil même un peu après car il est bientôt 08h00. J e me présente au bureaux expéditions mais mon rendez-vous est à 09h45. Il charge un camion puis je passe. Mes trente trois palettes dans la semie je quitte Bordères à 09h20. Je prend la direction de Auch puis Toulouse. Une pause déjeuner, je sors à Carcassonne (2) pour prendre la N113 puis D610 (3) jusqu'à Béziers. Je récupère l'A9 puis je sors à Nîmes pour reprendre la N113, je passe Arles, Saint Martin de Crau et Salon de Provence. Je file sur l'A7, fais une pause à Lançon de Provence et je bifurque sur l'A8 direction Nice. Je m'arrête au bout de mes dix heures de conduite au Muy. 21h30, je fais le complément du plein et je me couche. J'ai pas mal de route encore à faire demain.
Jeudi 26 mars
06h30, mes neuf heures de coupures sont terminées. Je peux repartir et en forme grâce à une bonne douche. Je continu sur l'A8, je passe Nice en pleine heure de pointe mais je ne perd pas trop de temps pour entrer en Italie. Je suis sur la jolie Autostrada dei fiori (l'autoroute des fleures), l'A10. J'aime toujours passer par là surtout quand le soleil est au rendez vous. Les voies sont à flanc de montagne et surplombent la Méditerranée. Il y a une bonne centaine de tunnels et autant de viaducs à passer. Ce qui lui donne vraiment un caractère original. Je bifurque avant Gênes sur l'A26 direction Alessandria. Je fais une pause déjeuner à Marengo (2). Oui, oui, une bataille de Napoléon a eu lieu ici. Des panneaux en font la publicité pour attirer les touristes. Je reprend ma route vers Tortona par l'A7 puis Piacenza sur l'A21. 14h20, j'arrive chez mon client à Brembio (3). Le parking est plein. J'ai peu d'espoir de vider aujourd'hui car, en plus, la livraison est prévu demain. Au bureaux, on me dit d'attendre au camion. On vient me chercher au bout de deux heures pour m'indiquer mon quai, bonne surprise. Je sors une heure après. J'appelle Sébastien pour la suite. Je dois me rendre à Fiorano au sud de Modena pour une seule ramasse, encore une bonne surprise. 20h00, je m'arrête devant les grilles de l'usine pour être le premier demain matin. Ce qui me permettra j'espère rentrer tôt samedi matin.
Vendredi 27 mars
Il est 07h00 quand j'ouvre un oeil. Le portable ne s'est pas encore réveillé, je jette l'autre oeil par la fenêtre. Trois camions sont en train de rentrer, oh non!!! Je dors devant et on me passe sous le nez, c'est pô juste.... J'ouvre les rideaux, je démarre et je file dans l'usine, la tête encore endormi. Je m'arrête derrière CINQ camions, les boules. On se présente au bureau à 08h00. Mon tour vient, la marchandise n'est prête. Je passe trois heures à attendre et à discuter avec quelques français et un irlandais. La bonne nouvelle est que je n'ai que cette ramasse. 11H00, mes 37 palettes chargées, je prend la direction de Modena, puis tout le chemin habituel; A1 jusqu'à Piacenza, A21, un bout d'A7, A25, A26 et enfin autostrada dei fiori (A10). Le soleil est bien présent, je vais même mettre un peu de crème pour éviter le coup de soleil.
La route se passe sans difficultés sauf Nice à l'heure de pointe. Au terme de mes dix heures de conduite, je suis presque à Montpellier. Il est 23h00, je vais au dodo.
Samedi 28 mars
Encore une subtilité des règles de notre travail, je me lève à 07h00 avant le réveil et en forme. Je ne peux pas partir car je n'ai que huit heures de coupures, il en faut minimum neuf. Alors je prend une douche et je tourne en rond, j'attends d'être autorisé à rouler et rentrer chez moi, à seulement quatre heure de là. Je pense que tout ça est ridicule. Mais j'aime mon métier, je reste donc professionnel et je pense aux anciens qui pouvaient rouler à leur convenance. C'est à cause des abus que tout à changer. 11h30, je suis à la maison.
A bientôt.
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